J’ai passé pas mal de temps, ces dernières années, à tester des plateformes de freelance pour arrondir mes fins de mois. Et comme beaucoup, j’ai commencé par 5euros.com. Franchement, l’aventure a commencé parce que j’avais entendu dire que c’était « le Fiverr français ». Résultat : une expérience en dents de scie, des commandes géniales, et des galères administratives dont je me serais bien passé. Voici mon retour complet sur 5euros.com, devenu ComeUp.
Pourquoi 5euros.com est devenu ComeUp, et ce que ça change pour vous
Bon, première chose à savoir : 5euros.com n’existe plus sous ce nom. La plateforme a annoncé son changement de nom pour ComeUp en octobre 2020, avec une refonte complète du site en 2021. J’étais encore en train d’utiliser l’ancienne interface quand tout a basculé. Sur le moment, j’ai cru que c’était juste un relooking. En réalité, c’était un repositionnement stratégique pour s’éloigner de l’image « petit boulot à 5 euros » et viser plus sérieux.
Et là, surprise : le site était fondé par Étienne Alcouffe, basé à Toulouse, et lancé en 2013 (certaines sources disent 2010, mais la date officielle retenue reste 2013). Le positionnement était clair dès le départ : s’inspirer de Fiverr, mais avec une communauté francophone et des moyens de paiement adaptés à la France et à l’Europe.
Du coup, si vous cherchez « 5euros.com », vous arriverez sur ComeUp. C’est le même service, la même équipe, mais avec une image plus « pro ». Spoiler : les commissions, elles, n’ont pas changé.
Qu’est-ce qui change vraiment avec ComeUp ?
L’interface est plus moderne, les catégories mieux organisées, et le système de messagerie est enfin utilisable sur mobile. Mais pour le reste, le principe reste le même : vous achetez ou vendez des microservices à prix fixe. Le changement de nom a surtout servi à attirer une clientèle plus « entreprise » qui ne voulait pas être vue sur un site appelé « 5euros ». Je le dis franchement : c’est une bonne décision marketing, mais ça ne change rien au portefeuille.
Points clés à retenir
- 5euros.com est officiellement devenu ComeUp en 2021, mais le service reste le même
- La plateforme fonctionne sur un modèle de microservices à prix fixe, inspiré de Fiverr
- La commission sur chaque vente est de 1 € avec l’option ComeUp Plus, sinon c’est plus élevé (on en parle juste après)
- Le paiement des freelances se fait via virement, avec des délais variables
- Les catégories les plus rentables sont le design, la rédaction et le community management
- Le processus de validation des profils est plus strict qu’avant, mais pas infaillible
Commissions et frais réels sur 5euros/ComeUp : ce qu’on ne vous dit pas
La question qui fâche : combien la plateforme vous prend-elle vraiment ? Beaucoup d’articles se contentent de répéter « 1 € par commande ». C’est vrai, mais seulement si vous payez l’option ComeUp Plus. Sinon, la commission est de 20 % sur chaque vente. Eh oui. Je m’en suis rendu compte à mes dépens après ma première vente à 100 € : j’ai reçu 80 €, et j’ai dû demander un relevé pour comprendre ce qui s’était passé.
Voici un tableau comparatif qui résume la situation, avec les chiffres que j’ai constatés moi-même en tant que vendeur :
| Option | Commission vendeur | Frais acheteur | Mon avis |
|---|---|---|---|
| Sans option (compte gratuit) | 20 % du prix de vente | Frais de service variables (souvent autour de 5 %) | Cher pour tester, mais pas d’engagement |
| Avec ComeUp Plus | 1 € fixe par commande | Idem | Vaut le coup dès que vous vendez plus de 50 € par mois |
Mon conseil : si vous vendez régulièrement, prenez ComeUp Plus. J’ai fait le calcul après mes trois premiers mois : je perdais environ 60 € par mois en commissions inutiles. Avec l’option à 1 €, j’ai économisé 51 € le mois suivant. Résultat : j’ai jamais regardé en arrière.
Côté acheteur, il y a aussi des frais de service qui s’ajoutent au prix affiché. Sur une commande de 50 €, comptez environ 3 à 5 € en plus. Je n’ai jamais réussi à obtenir un chiffre exact de la plateforme, mais c’est le même principe que Fiverr.
Délais de paiement : quand et comment vous êtes payé
Autre point que personne ne vous montre sur les captures d’écran : les délais de versement. Le process est le suivant : le client paie en ligne, l’argent est séquestré par la plateforme, et il est libéré quand vous marquez la commande comme « livrée » et que l’acheteur l’accepte. Ensuite, il faut attendre le prochain cycle de paiement. Chez moi, les versements étaient déclenchés toutes les deux semaines, avec un seuil minimum de 15 €. J’ai eu un retard de 3 jours une fois, sans explication claire. Depuis, je prévois toujours un décalage de 10 jours entre la livraison et l’argent sur mon compte.
Et l’Afrique dans tout ça ? J’ai vu beaucoup de questions sur 5euros.com Afrique. La plateforme accepte les vendeurs basés dans plusieurs pays africains, notamment le Maroc, la Tunisie, l’Algérie, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Le paiement se fait par virement bancaire international, mais les frais de conversion peuvent être élevés. Un ami à Dakar a perdu près de 8 % sur chaque retrait à cause des frais de change et des commissions bancaires. Bon à savoir avant de vous lancer.
Quels services vendent le mieux sur 5euros ? (mon classement perso)
J’ai testé pas mal de catégories, et je vais vous épargner mes échecs cuisants (j’ai proposé des traductions en allemand, une catastrophe). Voici ce qui fonctionne vraiment, selon mon expérience et ce que j’ai observé chez les vendeurs les plus actifs :
- Le design graphique (logos, bannières, chartes complètes) : la catégorie reine. Les clients veulent du rapide et du pas cher pour leurs réseaux sociaux.
- La rédaction web et le copywriting : les articles de blog, fiches produits et descriptions de sites se vendent très bien. J’ai vendu des articles de 500 mots à 30 € pièce, un vrai bon plan.
- Le community management : gérer les comptes Instagram ou Facebook de petites boutiques, c’est un service très demandé, surtout en abonnement mensuel.
- Le montage vidéo simple : des coupes, des sous-titres, des vidéos pour TikTok. Les gens paient pour gagner du temps.
- Les petites tâches administratives : saisie de données, mise à jour de bases clients, création de présentations PowerPoint. Moins glamour, mais très régulier.
En revanche, j’ai vu beaucoup de monde proposer de la traduction ou du développement web complexe, et ces services ont un taux de réussite plus faible. Pourquoi ? Parce que les clients sur cette plateforme veulent du rapide et du spécifique, pas un projet de 3 semaines. Quand j’ai enfin compris ça, mes ventes ont augmenté de 30 % en deux mois. Voilà, c’est dit.
Comment optimiser votre profil de vendeur (sans vous épuiser)
La première version de mon profil était une catastrophe. J’avais mis une photo floue, une description vague, et zéro portfolio. Résultat : 2 commandes en deux mois. J’ai tout revu après avoir passé une soirée à analyser les profils des 10 meilleurs vendeurs de ma catégorie. Leur point commun ?
- Une photo professionnelle, même prise avec un smartphone (mais bien éclairée)
- Une description qui répond à un problème précis : « Vous avez besoin d’un logo en 24 h ? » plutôt que « Je fais du design »
- Au moins 3 exemples de travaux visuels dans le portfolio
- Un délai de livraison court : 2 à 3 jours, pas 2 semaines
Le processus de validation des profils est devenu plus strict depuis le passage à ComeUp. J’ai vu des profils refusés parce que la description ne correspondait pas aux services proposés, ou parce que la photo ressemblait à une image volée sur Google. La modération vérifie aussi que vous répondez rapidement aux messages pendant les premiers jours. Ne négligez pas ça : votre taux de réponse est un critère de classement.
Frais côté acheteur et politiques de remboursement en cas de litige
Si vous êtes acheteur, voici ce que j’ai appris à la dure (j’ai commandé plusieurs fois avant de devenir vendeur) : la plateforme prélève des frais de service qui apparaissent au moment du paiement. C’est souvent une surprise, et franchement, ça agace. Mais c’est le modèle économique classique de ce type de place de marché.
En cas de litige, la plateforme propose une procédure de médiation. Mon expérience personnelle : j’ai eu un souci avec un vendeur qui ne livrait pas, et j’ai été remboursé intégralement après 5 jours de procédure. C’est plus long que sur Fiverr, mais ça marche. Le truc important : ne jamais annuler une commande de votre propre initiative avant de contacter le support, sinon vous perdez votre protection.
Et pour les remboursements, c’est simple : si le travail rendu ne correspond pas du tout à ce qui était promis, vous pouvez demander un remboursement intégral. Si le travail est « pas mal mais pas parfait », la plateforme encourage un remboursement partiel. J’ai vu des acheteurs se plaindre que la plateforme penche en faveur des vendeurs. Franchement, dans mon cas, j’ai toujours été traité correctement, mais j’ai aussi un ami qui a perdu 80 € sur une commande jamais livrée. Allez comprendre.
ComeUp ou 5euros : quelle plateforme choisir en 2024 ?
Bon, la question que tout le monde se pose : faut-il rester sur ComeUp (ex-5euros) ou passer à une autre plateforme comme Fiverr, Freelancer ou Malt ? Voici mon opinion après des années de test :
| Critère | ComeUp (ex-5euros) | Fiverr | Malt |
|---|---|---|---|
| Commission vendeur | 20 % ou 1 € avec option payante | 20 % | Variable, souvent 10-15 % |
| Public | Francophone surtout | International | Entreprises françaises |
| Tickets moyens | 20 à 100 € | 20 à 200 € | 500 à 5000 € |
| Facilité pour débuter | Élevée | Moyenne (beaucoup de concurrence) | Faible (il faut un profil béton) |
Mon avis : ComeUp est une excellente porte d’entrée pour les freelances débutants qui veulent valider une idée de service sans investir dans un site vitrine. Les tickets sont plus petits, mais la concurrence est plus faible qu’à l’international. J’ai commencé là-dessus, puis j’ai migré vers Malt pour les contrats plus importants. Aujourd’hui, je garde mon profil ComeUp actif pour les petites missions qui tombent régulièrement, et je m’appuie sur Malt pour les projets long terme.
Les erreurs à éviter quand vous commencez (je les ai toutes faites)
Pour finir, voici les trois erreurs qui m’ont coûté du temps et de l’argent, et que je vois encore trop souvent chez les nouveaux :
- Fixer un prix trop bas pour attirer les premiers clients. Résultat : vous attirez des clients difficiles pour des revenus ridicules, et vous dévalorisez votre travail. Fixez un prix correct dès le début, et proposez une réduction temporaire pour les 10 premiers clients.
- Choisir une catégorie trop vague. « Je fais du digital » ne veut rien dire. « Je crée des logos d’espace en 24 h » est une promesse claire qui attire des clients précis.
- Ignorer la boîte de réception pendant les premiers jours. Le taux de réponse est scruté, et les vendeurs qui ne répondent pas en 2 heures sont déclassés. J’ai perdu mes premiers classements comme ça.
Voilà, j’ai tout dit. La plateforme est loin d’être parfaite, la commission de 20 % sans option est un vrai sujet de colère pour beaucoup de vendeurs, et les délais de paiement peuvent agacer. Mais pour qui débute, c’est un terrain de jeu réaliste où l’on apprend vite ce que les clients attendent. 800 € gagnés pendant mon premier trimestre, des dizaines de missions différentes, et au final une compétence que je n’aurais pas développée ailleurs. Et vous, vous tentez l’aventure ou vous passez votre tour ?