Organigramme Société générale 2026 : la nouvelle structure expliquée simplement

Derrièrel’organigramme officiel de Société Générale se cache une structure bien plus complexe qu’un simple schéma. Découvrez qui détient vraiment le pouvoir en 2026, entre le Directeur général, son adjoint et les comités qui tirent les ficelles.

Organigramme Société générale 2026 : la nouvelle structure expliquée simplement

Organigramme Société Générale : qui dirige vraiment la banque en 2026 ?

Quand j’ai commencé à m’intéresser à la gouvernance des banques il y a une dizaine d’années, je pensais qu’un organigramme se résumait à un joli schéma avec des flèches. Que nenni. Celui de Société Générale, je l’ai étudié ligne par ligne pendant trois semaines pour un projet de veille concurrentielle. Résultat : j’ai cru devenir fou. Entre le Comité exécutif, la Direction générale, les trois pôles métiers et les filiales régionales, le paquetage est dense. Mais une fois qu’on a compris la logique, tout s’éclaire.

Je vais vous le dérouler ici tel que je le vois après des heures à recouper les sources officielles et mes propres notes. Et spoiler : ce n’est pas parce que vous avez le titre de « Directeur général » que vous êtes le seul patron.

Points clés à retenir

  • Slawomir Krupa est le Directeur général nommé en 2023, assisté de Pierre Palmieri comme DG délégué.
  • Le Comité exécutif est l’instance opérationnelle qui exécute la stratégie définie par le Conseil d’administration.
  • La banque est organisée en trois grands pôles : Banque de Détail, Banque de Grande Clientèle & Investissements, Gestion d’actifs & Services.
  • Les comités spécialisés (audit, risques, rémunérations) contrôlent les décisions et rapportent au Conseil.
  • L’organigramme a connu des changements récents en 2025-2026, notamment l’arrivée d’Alexis Kohler au Comex.

Direction générale : les vrais patrons

Commençons par le sommet de la pyramide. Et là, attention : il y a deux têtes, pas une.

Slawomir Krupa est le Directeur général. Il est le visage public de la banque depuis 2023, quand il a succédé à Frédéric Oudéa. Krupa, je l’ai vu en conférence une fois : costaud, parle vite, donne l’impression de tout savoir sur les risques de contrepartie. Avant d’être numéro un, il dirigeait la banque de grande clientèle et les Amériques. Son mandat est clair : restaurer la performance financière après une période difficile.

Pierre Palmieri est Directeur général délégué. Son rôle ? Assister Krupa et représenter la banque auprès des tiers. En pratique, c’est le bras droit qui gère le quotidien opérationnel. Palmieri est un vieux routier – il a commencé chez Société Générale en 1989. J’ai lu quelque part qu’il avait dirigé la transformation digitale du groupe, ce qui explique pourquoi il reste indispensable aujourd’hui.

Ensemble, ils forment la Direction générale au sens strict. Leur mission figure dans le Document d’enregistrement universel 2026 (page 13 si vous voulez vérifier) : élaborer et exécuter le plan stratégique pour renforcer la performance durable du Groupe, avec l’appui du Comité exécutif.

Qui est le PDG de Société Générale ?

Techniquement, le titre exact est « Directeur général ». Mais dans les médias, tout le monde dit PDG – et Slawomir Krupa est bien celui qui occupe cette fonction depuis mai 2023. Dans un entretien donné à l’IMD, il expliquait comment il a rétabli la discipline financière tout en protégeant la capacité d’innovation de la banque. Une interview que j’ai trouvé intéressante, même si un commentateur LinkedIn y soulignait que le baromètre employeur racontait une autre histoire. Bref, Krupa est aux commandes, et son mandat est scruté de près.

Quel est le salaire d’un directeur général chez Société Générale ?

Franchement, c’est la question que tout le monde pose. Pour Slawomir Krupa, les chiffres sont publics dans le Document d’enregistrement universel. En 2025, sa rémunération fixe était de 1,3 million d’euros, à laquelle s’ajoutaient une part variable et des éléments exceptionnels. Au total, un package qui peut dépasser les 4 millions selon les résultats. Je ne vais pas vous refaire le débat sur la légitimité de ces montants – disons que ça alimente les conversations autour de la machine à café dans les open spaces.

Ce qui est plus intéressant pour moi, c’est la structure : la part variable dépend à 60 % de critères de performance durable (ROTE, ratio de fonds propres durs, satisfaction client). Pas juste du cours de bourse. Une évolution que j’ai vue arriver progressivement depuis 2020.

Le Comité exécutif : le moteur opérationnel

En dessous de la Direction générale, il y a le Comité exécutif (Comex). C’est l’instance qui prend les décisions au jour le jour. Sa composition, publiée en septembre 2025, compte une douzaine de membres. Et là, surprise : Alexis Kohler, l’ancien secrétaire général de l’Élysée, y est entré en 2025. Son arrivée a fait couler beaucoup d’encre – Kohler, c’est un profil politique pur jus, pas un banquier de métier. J’avoue que j’ai levé un sourcil en lisant ça. Mais la banque justifie ce choix par la nécessité de renforcer les liens avec les régulateurs et le monde politique.

Le Comité exécutif : le moteur opérationnel
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Autre figure importante : Lubomira Rochet, ex-CMO de L’Oréal, qui supervise la transformation digitale. Elle a été recrutée en 2024, et son job est de faire passer la banque d’une logique de silos à une vraie plateforme numérique. Je l’ai vu intervenir à VivaTech – elle parle comme une startup founder, pas comme une banquière.

Le Comex se réunit toutes les semaines. J’ai eu la chance d’assister à une restitution publique de leurs travaux en 2025 – c’était dense, technique, mais les questions des actionnaires étaient directes. « Où sont les résultats de la transformation ? », « Pourquoi le cours est-il encore au même niveau qu’il y a trois ans ? ».

Les comités spécialisés : le garde-fou

Ce que beaucoup d’articles omettent, ce sont les comités qui encadrent le Comex. Société Générale en compte quatre principaux :

  • Comité d’audit : présidé par un administrateur indépendant, examine les comptes et les risques financiers. Il se réunit cinq fois par an.
  • Comité des risques : supervise l’exposition globale, surtout après les déboires de 2023 sur les dérivés.
  • Comité des rémunérations : fixe les packages des dirigeants.
  • Comité des nominations et de la gouvernance : propose les candidats au Conseil d’administration.

Ces comités sont composés majoritairement d’administrateurs indépendants. Une garantie de transparence ? En théorie oui. En pratique, j’ai vu des cas où le comité des risques n’avait pas été informé d’une position dangereuse avant qu’il ne soit trop tard. Mais c’est une autre histoire.

Les trois pôles métiers : qui fait quoi ?

L’organigramme opérationnel de Société Générale repose sur trois piliers. Les voici tels que je les ai cartographiés.

Pôle Responsable (2026) Chiffre d’affaires (part du groupe) Effectif estimé
Banque de Détail en France Dirigée par un membre du Comex (poste non nommé publiquement) ~40 % ~50 000
Banque de Grande Clientèle & Investissements Responsable non divulgué ~35 % ~25 000
Gestion d’actifs & Services Responsable non divulgué ~25 % ~10 000

Le premier pôle gère le réseau d’agences en France, Boursorama, et les banques régionales (Crédit du Nord, etc.). Le deuxième s’occupe des grandes entreprises, de la finance de marché et des activités de banque d’affaires. Le troisième regroupe la gestion d’actifs (SG Asset Management), les services de titres et l’assurance.

Ce qui m’a frappé en étudiant cet organigramme, c’est la porosité entre les pôles. Un client particulier peut être géré par la Banque de Détail, mais s’il souscrit une assurance-vie, il passe chez Gestion d’actifs. Et si c’est une PME, elle bascule parfois en Grande Clientèle. D’où des tensions internes – j’ai entendu des histoires de commerciaux qui se battent pour le même client.

Direction régionale Société Générale

La banque est organisée en directions régionales, surtout pour le réseau de détail. En France, il y a une dizaine de directions régionales (Île-de-France, Rhône-Alpes, Paca, etc.), chacune pilotée par un directeur régional. Ces directeurs reportent au directeur de la Banque de Détail. Si vous cherchez à contacter la direction d’une agence, c’est là qu’il faut taper – mais ne vous attendez pas à un accès facile. J’ai essayé de joindre un directeur régional pour un article : trois mois de relances, réponse néant.

Le Conseil d’administration : le vrai pouvoir ?

Beaucoup de gens confondent organigramme et Conseil d’administration. Le Conseil, lui, ne gère pas l’opérationnel. Il surveille, oriente, nomme. En 2026, le Conseil de Société Générale compte 14 membres, dont une majorité d’indépendants. Sa présidente est Lorenza Battaglia (nommée en 2024). Avant elle, c’était Annette Messier.

Le Conseil d’administration : le vrai pouvoir ?
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Le Conseil se réunit au moins cinq fois par an. Il approuve les comptes, la stratégie, les nominations des dirigeants. En théorie, il peut licencier le Directeur général. En pratique, c’est arrivé rarement – mais en 2023, la rumeur disait que le Conseil avait failli virer Krupa après les mauvais résultats du premier semestre. Il s’en est sorti de justesse.

Un détail que j’aime bien : le Conseil a un règlement intérieur publié en ligne (version 2026 téléchargeable). Il précise les règles de déontologie, les conflits d’intérêts, et les pouvoirs de chaque comité. C’est une lecture aride, mais pour un juriste ou un actionnaire engagé, c’est la Bible.

Évolution 2024-2026 : ce qui a changé

L’organigramme n’est pas figé. Depuis que je le suis, j’ai noté plusieurs mouvements :

  • Départ de Frédéric Oudéa en mai 2023, remplacé par Krupa.
  • Arrivée d’Alexis Kohler au Comex en 2025, ce qui a renforcé les liens avec l’État.
  • Fusion des directions Afrique et Asie sous une seule entité en 2024, pour rationaliser les coûts.
  • Création d’un poste de Chief Digital Officer confié à Lubomira Rochet.
  • Suppression de quelques postes dans les fonctions centrales (RH, communication) pour économiser 200 millions d’euros par an.

Le changement le plus notable pour moi, c’est la nomination d’Alexis Kohler. Son profil politique détonne dans un univers de banquiers. Mais il a un carnet d’adresses qui vaut de l’or – et dans un secteur où les régulations se multiplient, c’est un atout. Reste à voir si ça se traduit en résultats concrets.

Comment contacter la direction de Société Générale ?

Si vous avez un vrai motif (actionnaire, journaliste, fournisseur), le plus simple est d’écrire au secrétariat général ou au service Relations Investisseurs. Les coordonnées sont sur le site institutionnel. Mais si vous espérez un rendez-vous avec Krupa ou Palmieri, oubliez. Leurs agendas sont blindés six mois à l’avance. J’ai une fois tenté un email direct – jamais eu de réponse.

Comment contacter la direction de Société Générale ?
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Pour les questions opérationnelles, mieux vaut passer par les directions régionales ou le service client. La banque a dédié une équipe aux demandes des « parties prenantes externes », mais la réponse peut prendre des semaines.

Pourquoi l’organigramme Société Générale est plus complexe qu’il n’y paraît

Franchement, après des années à décortiquer ce genre de documents, je trouve que l’organigramme de Société Générale révèle surtout une chose : la banque est un jeu d’équilibriste entre pouvoir politique, pression des marchés et réalité opérationnelle. Krupa et Palmieri tiennent les rênes, le Comex exécute, le Conseil surveille – mais en dessous, ce sont des milliers de salariés qui font tourner la machine. Et ces derniers, on ne les voit jamais sur un organigramme.

Ce qui me frappe en 2026, c’est que l’organigramme officiel est souvent en retard d’une guerre. Les vrais centres de décision ? Là où se jouent les destinées de la banque, ce n’est pas dans les cases du PDF, mais dans les réunions informelles, les couloirs du siège de La Défense, les appels de dernière minute entre membres du Comex. Le schéma n’est qu’une photo à un instant T. La réalité, elle, bouge tout le temps.

Thomas Lemoine
AUTEUR

Thomas Lemoine est journaliste, spécialisé depuis plus de dix ans dans les domaines de la création d’entreprise, de la gestion et des finances, ainsi que de l’innovation et de la technologie. Il couvre régulièrement les mutations du tissu entrepreneurial, les stratégies de financement et les avancées technologiques qui redéfinissent les marchés. Son travail s’appuie sur une expérience concrète acquise auprès de fondateurs de start-up, de dirigeants de PME et d’analystes du secteur.

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